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Meet the makers : Bernard Declercq, sculpteur

Bernard Declercq nous parle de son expérience au fablab et de comment l'utilisation d'un tel lieu lui permet de garder le contrôle sur son processus de production en lui offrant la possibilité de faire aboutir les phases de recherche de ses projets.

Quel est ton profil de maker ? Artiste depuis toujours ?

À la base, je suis réalisateur et scénariste de cinéma. En parallèle, j’ai commencé la sculpture chez Gérald Dederen à l’académie de Boitsfort et ça doit faire une vingtaine d’années maintenant que je m’y suis mis.

J’ai maintenant un atelier dans lequel je travaille, la sculpture est plutôt donc un deuxième boulot.

Le cinéma me prend énormément de temps mais c’est un domaine présentant parfois des périodes très creuses que la sculpture me permet de combler tout en faisant des choses plus concrètes, plus immédiates mais aussi plus intimes et de manière plus indépendante.

 

Comment es-tu arrivé au fablab ? Qu’est-ce qui t’a motivé à venir ?

Alors à l’époque, j’avais un premier travail qui nécessitait une découpe laser et je m’étais adressé à une société qui se chargeait de réaliser la découpe à ta place. J’ai trouvé cette manière de faire très frustrante. Faire un prototype ou un dessin et recevoir directement le résultat m’enlevait la phase de recherche et m’empêchait de réaliser physiquement mon travail. Ce qui est quand même le but du jeu en sculpture.

Plus tard, j’ai entendu parler du cityfab 1 et j’y suis venu pour la formation découpeuse laser de deux heures. J’ai évidemment galéré au début pour maîtriser la machine mais au fur et à mesure, grâce à ma persévérance, de nouvelles voies s’ouvraient. C’est l’endroit idéal pour quelqu’un qui veut travailler de ses mains et chercher.

Ici, je m’adapte. Quand il y a des choses qui ne vont pas, je m’y prends différemment, je cherche…

 

Pour toi un fablab c’est …

Je dirais que c’est un atelier ouvert à tous, permettant à chacun d’y amener sa créativité ou en tous cas, de se lancer dans ses recherches.

Et puis, c’est un espace où le temps est différent, loin de la rentabilité absolue. C’est donc assez zen et je trouve ça plutôt positif dans une société qui ne l’est pas spécialement.

 

Quels sont les avantages du cityfab 1 ?

Déjà personnellement, la proximité avec mon atelier.

Ensuite, le fait de payer une petite inscription à la journée et le temps de découpe/minute te permet vraiment de faire des recherches avec un budget relativement bas. L’erreur y est donc permise, et c’est en se trompant qu’on peut rebondir et trouver de nouvelles choses. C’est vraiment un bonheur pour moi de ne pas être limité dans mes essais.

Et puis on est super bien accueilli, les gens sont charmants, l’espace est ouvert, c’est vivant et très agréable au niveau décor, lumière, …

C’est motivant de voir d’autres makers venir bosser autour de toi, sentir cette énergie qui peut être communicative, au lieu d’être enfermé avec toi-même dans ton atelier.

 

Ton conseil à une personne qui n’est jamais venue au fablab ?

Je crois qu’il ne faut pas avoir peur de venir voir sur place, poser des questions. Pour être tout à fait sincère, la première fois que je suis venu pour la formation, je me suis dit que ça allait vraiment être compliqué de maîtriser la machine. J’ai persévéré et je suis revenu. On m’a donné deux ou trois conseils et ça m’a pris un certain temps mais je suis autonome maintenant. Il faut y aller, il faut foncer et si ça prend un peu de temps au début c’est normal. C’est une nouvelle machine, un outil différent et on ne maîtrise pas un outil du jour au lendemain. Le lieu permet de prendre son temps.

 

Quelle est ta machine de prédilection ?

J’ai l’impression que je vais mettre du temps à arriver au bout des possibilités de la découpeuse laser donc pour l’instant, c’est un jouet qui m’amuse beaucoup.

J’ai commencé avec de la découpe papier, actuellement je fais de la gravure sur bois et je compte bien essayer avec du plexi bientôt donc c’est assez sympa de pouvoir ouvrir son horizon à différents matériaux avec un seul outil.

Je suis un peu obsessionnel dans mon travail donc pour l’instant je suis à fond sur cette machine et je vais aller au bout de la chose. Ensuite, je partirai peut-être sur une autre machine.

 

Que crées-tu et où t’inspires-tu ?

C’est essentiellement de la sculpture abstraite et contemporaine.

Quand je suis arrivé au cityfab1, j’avais une idée précise : travailler la superposition de feuilles de papier avec des formes différentes à chaque couche afin de retrouver cette impression de mouvement dans quelque chose d’inerte. Puis maintenant, je travaille également de la gravure sur bois. C’est toujours de la 3D quoi qu’il arrive, créer un volume avec un matériau.

J’ai fait beaucoup d’installations, j’ai travaillé avec la lumière noire ou encore avec le fil. J’aime bien le travail cinétique au niveau de la sculpture ainsi que les choses très minimalistes, très épurées.

Pour l’inspiration, au-delà de ma formation, ce sont les expos que je vais voir, les artistes que je connais. Ça fait partie de ma vie, quand je sors d’une expo qui me parle, je suis rempli d’énergie positive.

J’ai toujours besoin de vivre un peu à côté de la réalité, je m’ennuie assez vite dans tout ce qui est un peu trop réel, l’idée de créer des installations dans un endroit et de transformer l’espace, ou en tous cas l’imaginaire de cet espace, ça m’amuse beaucoup.

 

Des projets, expos ou autre? 

J’ai déjà exposé mes papiers que j’avais réalisé ici au cityfab 1 et ça avait plutôt bien marché. Maintenant, je vais attendre d’avoir suffisamment de pièces en bois qui me parlent réellement, à la suite de quoi je ferai sans doute une expo.

 

Pour découvrir l’univers de Bernard, rendez-vous sur son compte Instagram !

Si vous aussi, vous avez envie de vous former à la découpeuse laser ou à une autre machine, jetez un œil à nos formations🙂

 

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